Plumes économiques
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L’absence de coordination engendre la mobilisation de ressources financières pour la réalisation de projets agricoles non prioritaires

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L’absence de coordination engendre la mobilisation de ressources financières pour la réalisation de projets agricoles non  prioritaires

L’absence de coordination engendre la mobilisation de ressources financières pour la réalisation de projets agricoles non prioritaires 

L’absence de coordination entre les intervenants opérant dans le cadre du financement extérieur des projets et programmes agricoles,  a, parfois, engendré la mobilisation de ressources financières pour la réalisation de projets non prioritaires, a affirmé, mardi, Samir Taieb, ministre de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche.

Dans une déclaration aux médias, en marge d’une séance de travail « sur la coordination du financement extérieur destiné à l’agriculture tunisienne », le ministre a indiqué que cette réunion vise à assurer la coordination entre les différents intervenants et le département de l’agriculture qui pourra maitriser davantage les opérations de financement extérieur et les orienter vers les projets inscrits dans le cadre des objectifs des politiques générales du gouvernement. 

Et d’ajouter que ce genre de rencontres périodiques visent à échanger les informations et identifier les problèmes. L’objectif recherché est de mettre en place une équipe qui sera chargée d’approfondir chaque volet afin de maitriser les opérations de financement et d’assurer la coordination entre les intervenants.

Autre  objectif assigné à ces rencontres, la sensibilisation des représentants d’organisations internationales et les bailleurs de fonds à prendre conscience de l’importance de la coordination et du dialogue, outre la création d’une structure permanente qui se réunira périodiquement en vue de coordonner entre le ministère et les bailleurs de fonds.  

Pour sa part, Michael Hage, Coordinateur du Bureau Sous Régional de la FAO (organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) en Afrique du Nord, a mis l’accent sur l’importance de concrétiser le rôle des parties concernées en vue d’améliorer la production, notamment d’olives et de dattes, en plus de la création d’opportunités pour la production et l’exportation, surtout au profit des petits producteurs. 

Ont participé à cette réunion, les représentants d’un nombre d’organisations internationales, notamment l’AFD (agence française de développement), la GIZ (coopération allemande), la JICA (Agence japonaise de coopération internationale), la BERD  et la FAO.

A rappeler que plus de 40 projets agricoles sont en cours de réalisation moyennant une enveloppe globale de 3,8 milliards de dinars. 

La valeur de l’investissement public a atteint 1 milliard de dinars par an, dont 40% sont mobilisés grâce aux ressources extérieures. 

Le budget pour l’exercice 2018 concernant le département de l’agriculture est d’environ 1,2 milliard de dinars dont 49 % de ressources extérieures.

La Tunisie appelle la communauté internationale à l’aider pour la restitution des biens spoliés.

Le ministre des domaines de l’Etat et des affaires foncières Mabrouk Korchid a appelé, mardi,  la communauté internationale à aider la Tunisie davantage dans ses efforts visant à récupérer ses biens spoliés, compte tenu des résultats médiocres obtenus dans ce domaine.

En 6 ans la Tunisie n’a pu récupérer que deux avions, deux yachts, un montant dérisoire de 250 mille dollars ainsi que d’autres montants insignifiants restitués avec l’aide suisse, a-t-il dit,  à l’occasion de la conférence internationale sur la restitution de l’argent spolié qui se tient à Washington du 4 au 6 décembre courant. 

Et d’ajouter que la Tunisie n’a pu obtenir les jugements finaux, sachant que les accusés ont pris la fuite et n’ont pas été confrontés à la justice tunisienne, malgrè les garanties d’un procès équitable.

La Tunisie, a-t-il affirmé, a présenté plusieurs demandes à l’administration et la justice pour la restitution de l’argent spolié, indiquant que la Suisse a également aidé, avec le consentement de la partie concernée par la confiscation, à la restitution de trois millions de dollars de l’argent de l’un des beaux frères de l’ancien président ainsi que d’une autre somme de 28 millions de dinars du Liban, laquelle était détenue par la femme de l’ex président et avait été confisquée.

Il a souligné que la Tunisie qui a besoin de tous les avoirs spoliés en vue d’un développement durable et de la promotion des zones défavorisées, a crée, à cet effet, un compte spécial dans lequel serait déposé l’argent spolié, l’objectif étant de l’utiliser pour le développement et sachant, toutefois, que ce compte demeure limité. 

Korchid a passé en revue les mesures et mécanismes décidés pour le retour de ces avoirs, rappelant, à ce propos, la création de la commission nationale de confiscation qui a permis le retour à la Trésorerie générale du pays de milliers de millions de dollars.    

Cette commission œuvre, selon ses dires, à activer au parachèvement de sa mission dans le cadre de la loi et avec toutes les garanties, sachant que la Tunisie aspire à faire de la confiscation un moyen alternatif pour protéger le peuple des crimes liés aux gains illicites. 

Le ministre a émis l’espoir de voir la rencontre parvenir à l’élaboration d’une décision qui protège les droits des individus et aide à sauvegarder ceux de la communauté nationale. 

Pour rappel, ce conclave est organisé par les Etats unis d’Amérique et la Grande Bretagne avec le soutien de l’initiative en charge de la restitution des biens spoliés qui constitue un partenarait entre le Groupe de la Banque mondiale (BM), le bureau des Nations unies  l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), avec la participation d’un grand nombre de hauts responsables internationaux.  

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