Plumes économiques
Plumes Economiques

Ou sont Les grands Projets !

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Les grands projets avec les pays du golfe en Tunisie représentent les grands dossiers économiques et les plus importants pour la Tunisie ainsi qu’un défi pour le gouvernement de Habib Essid, en effet il devrait travailler sur ces dossiers afin clôturer ces dossiers et stopper l’hémorragie de pertes cumulées pour l’Etat tunisien en absence de démarrage de presque la totalité de ces projets, avec tous les avantages offerts.

Le Projet  »Sama Dubaï  » :

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Un accord entre l’Etat tunisien et la société Sama Dubai, le 26 Avril 2007,  pour terminer le projet ‘’Century City’’,  sur 837 hectares acquis avec un prix symbolique, afin d’inciter ces investisseurs à créer de la valeur ajoutée, avec un engagement de la Tunisie de prendre toutes les mesures pour la cession et le transfert de propriété de la terre supplémentaire adjacent à la terre du projet et fournir toutes les facilitées à Sama Dubaï pour l’acquisition de toutes terres nécessaires au projet.

Outre le terrain  »offert », l’accord prévoit également l’octroi à la société et de ses disciples un accord de transférer librement de la devise depuis la Tunisie.

Non seulement ces deux faveurs qui sont offertes à Sama Dubai, mais aussi, la société ainsi que ses affiliés, sont exonérés de l’impôt dans la phase de fonctionnement et la gestion et également durant l’exploitation du projet ainsi l’exonération d’impôt sur le bénéfice pour les entreprises totalement exportatrices et qui sont actives en dehors du terrain du projet dans le secteur des services.

Par ailleurs l’exonération de la société et ses affiliées de payer les redevances fiscales en cas d’importation.

Malgré tous ces privilèges offerts par l’Etat Tunisien et les pertes en conséquence, la 2e partie, l’investisseur émirat, n’a pas honoré ses engagements envers la Tunisie, en effet le projet, qui devrait créer 8 à 9 milles postes d’emploi direct et 130 milles indirects, avec un cout d’investissement valorisé de 14 millions $, et qui devrait créer un flux de trésorerie de 1000 millions $, n’a pas avancé conformément au calendrier convenu et n’a pas respecté les conditions et l’accès aux licences, en contre partie l’état demeure perdant selon les deux accords (Avril 2004 et décembre 2012).

Cependant, l’Etat n’a pas réagi, ni pour mettre fin à la contractuelle avec les investisseurs Émirats ou même du moins réviser les termes de la convention pour garantir les droits des parties tunisiennes.

Le Projet  »Port Financier de Tunis » :

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Le premier port financier en Afrique du Nord avec un cout d’investissement de 3 milliards $ sur une superficie de 450 Hectares.

Le concept du projet inclut des institutions financières telles que des banques, des assurances, un place pour la bourse ainsi que des unités résidentielles et des centres commerciaux ….

Parmi les promesses du projet s’est d’offrir de l’emploi à 17 000 personnes.

La convention a été conclue avec la partie tunisienne  avec celui qui est devrait financer le projet, le Gulf Finance House, depuis 2008 pour commencer le projet en 2009.

L’Etat tunisien a garantie, en vertu de l’accord, aux investisseurs étrangers du terrain toujours avec un prix symbolique ainsi qu’autres privilèges et des exemptions fiscales et douaniers avec la prise en charge de l’infrastructure de base à l’extérieur du projet.

Le Gulf Finance House a annoncé le 10 mars 2014, l’ouverture et la livraison à la fin du mois Mars 2014, sauf que les travaux ne sont même pas commencés.

A noté que le 16 mars la banque d’investissement islamique Bahreïnienne, le Gulf Finance House, a réduit le capital de 60%, suite à un déficit cumulé dû à la crise financière mondiale, ce qui lui a poussé à refaire, à plusieurs reprises, la restructuration de ses dettes, pour finir de prendre la décision de réduire son capital à 598 millions de dollars de 1495 millions de dollars afin d’absorber ses pertes ainsi elle prévoit de changer le nom de GFH vers le nom de groupe ‘’JFH’’.

Notant que la GFH a eu ces mêmes difficultés au Maroc finissant par l’annulation du projet  » Beb El Maghreb ».

Une délégation de la Gulf Finance House sera probablement accueillie par le chef du gouvernement, M. Hbib Essid, et le ministre d’investissement ainsi qu’autres plusieurs hauts responsables d’état pour prolonger les délais de la réalisation qui devrait expirer à la fin 2015 ainsi pour avoir plus de privilèges de l’Etat Tunisien.

On se demande, après 8 gouvernements transitionnels qui ont échoué à résoudre ce dossier, comment ce gouvernement va-il réagir face à ces accords nettement favorables pour les intérêts des parties étrangères !

Le projet  »Tunis Sports City  » :

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Un autre projet en standby, le projet de Bukhatir Groupe, le  » Tunis Sports City », l’idée de projet consiste a créée une ville qui fusionne le sports et le tourisme sur une superficie de 250 hectares sur les berges du lac nord de Tunis,  avec un coût d’investissement de 5 milliards $ offrant 10 000 postes d’emplois avec une prévision d’achèvement du projet entre 2012-2027 au lieu de commencer en 2008.

Ce projet aussi a bénéficié de plusieurs importants privilèges pour  l’investisseur étranger de la part de l’Etat tunisien, privilèges fiscales et privilèges douaniers, ainsi que l’infrastructure qui devrait être toujours parachevée par l’état pour servir le projet.

Tous ces préparatifs augmentent les proportions de contribution de l’état dans cet investissement, avec un projet qui n’a même pas commencé, ce qui engendre des pertes énormes pour l’état.

Tous les gouvernements, ceux d’après la révolution, ont essayé de trouver des compromis à l’amiable avec les investisseurs étrangers, offrant chaque fois plus de privilèges pour finir et mettre en œuvre ces projets  »prometteurs » malgré les pertes financier et logistique énormes.

Le gouvernement actuel, serait-il en mesure de clôturer ces dossiers, ces projets et de les mettre en œuvre !

Serait-il en mesure de réexaminer ces dossier, de réviser les accords, les privilèges et les avantages offerts pour finir ces projets, ces promesses… sans pour autant perdre l’équilibre !

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