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Lancement du premier forum sur l’économie bleue en Afrique

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Lancement du premier forum sur l’économie bleue en Afrique

LANCEMENT DU PREMIER FORUM SUR L'ECONOMIE BLEUE EN AFRIQUE

Des experts et des ministres attendus pour débattre des enjeux de l’économie bleue pour l’Afrique

Le premier Forum sur l’Economie Bleue en Afrique (FEBA) se tiendra à Londres les 7, 8 juin 2018, date qui coïncide avec la Journée mondiale de l’océan. Plus de 150 délégués et intervenants sont attendus, parmi lesquels des ministres gouvernementaux, des chefs d’entreprise, des experts des océans et des organisations environnementale et maritime, afin de discuter de la contribution des océans à l’économie africaine.

L’économie bleue occupe une place centrale dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Cette première édition du Forum couvrira l’Agenda et permettra aux entreprises et aux décideurs de comprendre et réaliser les potentialités d’investissement dans l’économie bleue en Afrique, tout en créant un modèle de gestion durable pour l’avenir.

Leila Ben Hassen, fondatrice du FEBA 2018 et PDG de Blue Jay Communication, l’agence organisatrice de l’événement, explique : « Le FEBA 2018 est une plateforme qui permettra de débattre de questions cruciales autour de l’économie bleue, notamment en matière de création d’emploi et de croissance et développement durables du continent. »

« Nous examinerons également les politiques économiques qui viendront soutenir l’économie des océans et permettront d’offrir de nouvelles opportunités pour les investisseurs et entrepreneurs. En Afrique, où70% des pays sont côtiers, l’océan est non seulement l’un des moteurs principaux dans les échanges commerciaux, mais aussi une source importante de nourriture et d’énergie pour les populations, « a-t-elle ajouté.

Paul Holthus, Président et PDG du World Ocean Council, partenaire officiel du FEBA 2018, affirme de son côté : « Au World Ocean Council, nous traitons des questions transversales touchant au développement durable des océans, à la science et à l’intendance de l’environnement. Nous sommes déterminés à faire progresser le développement et la mise en œuvre de solutions axées sur l’industrie pour relever les défis de la durabilité des océans. Le FEBA 2018 est un rassemblement important pour la sensibilisation et le développement d’un réseau autour de l’économie bleue africaine et en particulier le développement durable et les opportunités d’affaires que l’Afrique a à offrir dans le domaine. »

L’économie bleue regroupe les espaces aquatiques et marins, y compris les océans, les mers, les côtes, les lacs, les rivières et les eaux souterraines.  Elle comprend un large éventail de secteurs productifs, tels que la pêche, l’aquaculture, le tourisme, les transports, le commerce, la construction navale, l’énergie, la protection et la restauration. L’économie bleue englobe également les industries extractives, telles que l’exploitation minière sous-marine et l’exploitation pétrolière et gazière extracôtière, à condition qu’elles soient entreprises de manière à ne pas causer de dommages irréversibles à l’écosystème.

Saluant cette initiative, le Dr Carlos Lopes, ancien Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA), a déclaré: « Plusieurs pays africains élaborent déjà des stratégies pour intégrer l’économie bleue dans leursplans de développement nationaux. Par exemple, les Seychelles ont créé un ministère dédié à la promotion de l’économie bleue. »

« En Afrique du Sud, l’Opération Phakisa devrait créer un million de nouveaux emplois d’ici à 2030 et ajouter 177 milliards de ZAR [10,2 milliards de GBP] au PIB du pays. Davantage de pays doivent suivre la même voie pour tirer profit des opportunités socio-économiques disponibles « , a ajouté le Dr Lopes.

Parmi les intervenants confirmés au FEBA 2018, on compte des représentants de diverses organisations et gouvernements, parmi lesquels: le Programme des Nations Unis pour l’environnement, l’Organisation mondiale du commerce, la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies, le Royaume du Maroc, la République du Gabon, la République du Cameroun, la République des Seychelles, le Conseil mondial des océans, WWF, le Centre ghanéen de droit maritime et de sécurité, la Fondation One Earth Future, PWC, MAST Security, Resolute Marine Energy, The Global Ocean Trust GridArendal, et Sea Shepherd.

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