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Le Conseil suprême de presse  se lance sous le slogan notre presse est notre miroir

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Le Conseil suprême de presse  se lance sous le slogan notre presse est notre miroir

La liberté d’expression, de la presse et des médias tel que pratiquée dans les pays développés et qui respectent ses citoyens est le pilier de toute société démocratique.

Il est alors impératif d’organiser le secteur des médias en Tunisie avec ses deux bornes, de responsabilité et de l’obligation,pour garantir la transparence et l’impartialité d’une part et protéger la liberté de la presse et le droit de la société à une information honnête, correcte et gratuite d’autre part.

Pour sensibiliser et informer, Article 19, organisme britannique luttant pour la liberté d’expression et d’information ayant son bureau MENA installé en Tunisie, a tenu une campagne digitale, avec plusieurs actions sur les réseaux sociaux, deux sessions de webinaires et plusieurs passages radios et des articles web, durant le mois d’août à travers laquelle ils se sont adressé aux journalistes et au grand public.

En effet, Article 19 considère qu’il est de sa responsabilité et de son devoir d’apporter les éclaircissements nécessaires aux professionnels ainsi qu’à la société civile  sur le Conseil suprême de presse ; notamment par rapport à la HAICA, pour éviter toute confusion entre le rôle des deux institutions,séparément et conjointement.

L’organisme britannique a également souligné l’importance de cette structure pour la pérennité d’une presse libre, honnête et professionnelle dans un système démocratique sain.Donc, il devenait impératif de créer des institutions indépendantes cherchant à mettre en œuvre cette approche responsable et engagée.

La HAIKA s’affiche, d’après la loi, comme la première de ces institutions qui assurent l’amendement du secteur audiovisuel.En effet, c’est une institution publique dont les membres sont nommés par les institutions exécutives, législatives et professionnelles, mais son rôle reste limité.

Il était donc nécessaire de créer une nouvelle structure à caractère particulier par des professionnels soucieux du respect de l’éthique professionnelle et par les journalistes dans les divers médias, audiovisuels, écrits et électroniques.

Ces deux institutions, la HIACA et le Conseil suprême de presse (CSP), bien que leurs rôles diffèrent, s’accordent dans le parcours et les résultats.

Le rôle pédagogique est directif :

La HAIKA et le Conseil de presse représentent une structure de régulation. Quant à la  première est une structure de régulation à travers les textes de loi par contre la seconds est une structure d’autorégulation.

La HAIKA, en tant qu’autorité publique a pour mission d’amender le secteur, de veiller    au respect des règles juridiques et d’imposer des sanctions en adoptant des dispositions légales.

Le CSP quant à lui est une institution privée qui agit en tant que cour d’honneur, il assume le rôle d’autorégulation, définit l’éthique de la profession journalistique et veille au respect de cette dernière. Il n’est pas de sa compétence d’imposer des sanctions, mais intervient plutôt en tant que médiateur et autorité morale.

Indépendamment des différents pouvoirs administratifs et juridiques, ces deux institutions se complètent dans certains cas et seront en contact officiel permanent.

À l’instar des pays démocratiquement développés qui ont précédé à la création du Conseil de presse, tels que les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Islande, l’Autriche, la Belgique, la Suisse, le Canada et la province de Québec, la Tunisie veut rejoindre les rangs des démocraties en créant ce conseil afin de garantir la liberté d’expression et le droit des citoyens à l’accès à l’information dans le respect de l’éthique professionnelle et du code d’honneur.

Le CSP représente un mécanisme d’autorégulation dans le domaine des médias et quels que soient ses différents rôles et objectifs il se base principalement sur la résolution des litiges entre les citoyens et les institutions des médias sans recours à la justice puisqu’il représente une cour d’honneur.En plus de sa contribution à la défense de la liberté de la presse et du droit du public à l’information, ainsi que le rôle pédagogique des médias.

Le CSP se compose de représentants des médias membres, de journalistes, et de la société civile à titre bénévole. Il compte aussi des employés qui ont pour mission d’assurer les activités quotidiennes et gérer cette cour d’honneur qui se compose de :

Présidente du Conseil: Atidel Mejbri

vice-président: Mohamed Aroussi Ben Salah

Les membres:

Sadok Hammami

Mohamed Salah Aroussi

Farida Mabrouki

Chadia Khdhir

Ali Baklouti

Mannoubi Marrouki

Raoudha Gharbi

Anouar Mansri

Le rôle du CSP représentera un lien important pour les professionnels, la société civile et toutes les composantes de la société,il réduira l’écart entre le destinataire et l’information journalistique, ainsi que l’impact sur les organes judiciaires et administratifs.

Abdallah Bouabdalah

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