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L’augmentation du prix du baril de pétrole à 64 dollars impactera négativement le budget de l’Etat

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L’augmentation du prix du baril de pétrole à 64 dollars impactera négativement le budget de l’Etat

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L’augmentation du prix du baril de pétrole de 54 à 64 dollars, enregistrée dernièrement, aura un  impact négatif sur  le budget de l’Etat,  a affirmé, mardi, le ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables Khaled Kaddour.

Il sera difficile d’établir les équilibres financiers, durant l’année prochaine, a-t-il indiqué, en marge de la signature d’une convention de financement de deux projets  relatifs à la promotion des toits et des bâtiments solaires, tenue au siège de la STEG.

Et de préciser, à ce  titre, « qu’une augmentation d’un dollar du prix du baril de pétrole représente un surcoût de 120 millions de dinars (MD)  pour le budget de l’Etat  et  que toute hausse  de 10 millimes dans le taux de change du dollar coûte à l’Etat tunisien 30 millions de dinars ».

Pour le ministre, la révision du  projet du budget pour l’exercice 2018, pour prendre en considération l’évolution du prix du pétrole est improbable, rappelant que les projets du budget et de loi de finances 2018, sont déjà soumis à l’ARP.

Concernant la production nationale du pétrole, Kaddour a  fait savoir qu’elle a atteint à la fin octobre 2017, 45 mille baril/ jour, soulignant que les perturbations enregistrées dans les champs pétroliers,  ont été surmontées et que la production pétrolière a repris au même niveau enregistré au  début de l’année.

Cependant, Elle demeure toujours  faible, comparativement à 2010 ce qui ne manque pas d’avoir un impact négatif sur la balance énergétique, a-t-il dit, notant en outre,  que seuls deux permis de prospection  de pétrole ont été accordés, en  2017,  après la suspension de l’octroi de permis pection  depuis 2013.

Pour ce qui est de la révision des prix des hydrocarbures et de la tarification de l’électricité et du gaz, prévue dans le projet de la loi de finances 2018, il s’est contenté de souligner que cette révision s’inscrit dans le cadre du mécanisme d’auto-régulation trimestrielle qui a été mis en place en 2016.

Par ailleurs, il a fait savoir que l’augmention de 10 dollars dans le pris du pétrole aurait des répercussions sur les prix de l’électricité et du gaz, étant donné qu’ils sont produits à partir des hydrocarbures », a-t-il noté, précisant que les décisions d’augmentation des prix de ces deux matières sont prises par la présidence du gouvernement.

A cet égard,  le projet de la LF 2018 prévoit déja une hausse des prix des hydrocarbures, de l’électricité et du gaz, de manière à drainer des recettes supplémentaires à hauteur de 700 MD.

S’agissant de la production de phosphate, elle  a évolué de 30%, à la fin d’octobre 2017, pour atteindre 3,8 millions tonnes, en comparaison avec la même période de l’année écoulée, drainant des recettes de l’ordre de 500 millions de dollars (environ 1200 MD), selon le ministre .

« Cette production, qui  s’élèverait à 4,5 millions tonnes à la fin de cette année,  elle demeure  toujours au deçà du niveau réalisé en 2010 (environ 8 millions tonnes) », a-t-il indiqué, ajoutant que « l’objectif tracé  pour 2018 porte sur la  production de 5,5 millions tonnes ».

Rien pour que cette année, les pertes causées par le blocage de la production de phosphate ont atteint environ  1050 MD alors que le blocage de la production de pétrole  a couté, au pays 926 MD.

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