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Ressources en sel : réviser les anciens contrats et rechercher de nouveaux marchés

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Ressources en sel : réviser les anciens contrats et rechercher de nouveaux marchés

Ressources en sel : réviser les anciens contrats et rechercher de nouveaux marchés 

La Tunisie ne souffre pas d’un manque en ressources en sel, sauf que la promotion du secteur nécessite la révision de certains anciens contrats et la recherche de nouveaux marchés extérieurs, a fait savoir le Directeur général de l’Office national des mines (ONM), Nouri Hatira. 

Il a souligné à l’occasion d’un séminaire sur « l’industrie des sels en Tunisie:réalités et perspectives »,organisé, mercredi, à Gammarth (banlieue nord de Tunis) que la Tunisie regorge de ressources en sels, compte tenu du climat, ainsi que d’autres sels dans des bassins intérieurs (Chott El Jerid et Chott Fejej) en plus d’importantes réserves au Nord-Ouest qui remontent à 245 millions d’années, recommandant de diversifier la production basée notamment sur le sel alimentaire et de développer le sel destiné au déneigement, ce dernier étant très prisé à l’étranger. 

L’ancien directeur des recherches au Centre national de recherches en sciences des matériaux (CNRSM) de Borj Cedria, Adel Mnif, a indiqué, au cours du séminaire tenu à l’initiative de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) que l’évolution de ce secteur en Tunisie est principalement liée au développement de l’industrie du sel maritime, sa diversification et l’amélioration de son écoulement.

Mnif a mis l’accent sur la nécessité d’extraire les sels que recèlent les sebkhas tunisiennes, tels que le potassium et le magnésium, notamment le lithium qui figure parmi les produits stratégiques, vendus à des prix élevés.  

De son côté, la directrice de la recherche et de l’exploitation minière au ministère de l’Energie, des mines et des énergies renouvelables Najeh Chérif a souligné que la Tunisie compte doubler le niveau de production du sel en Tunisie, qui s’élève, actuellement, à près de 1,4 million de tonnes annuellement. L’objectif est d’atteindre, d’ici 2020, un niveau de production de plus de deux millions de tonnes.

Chérif a souligné qu’environ 30 entreprises et 6 personnes physiques opèrent dans le secteur du sel, offrant 665 emplois. Elle a  précisé que 32 titres miniers ont été octroyés, dont 13 concessions d’exploitation et 29 licences de prospection dans 10 gouvernorats (Tataouine, Kébili, Tozeur, Sousse, Sidi Bouzid, Mahdia, Monastir, Sfax, Médenine et Gabès ), relevant l’accroissement de l’afflux des investisseurs, surtout après 2011, pour l’obtention de licences d’exploration du sel.

La responsable a fait remarquer que seul le chlorure de sodium des sebkhas est exploité, alors que ces dernières contiennent plusieurs autres sels. Il s’agit, également, de la non valorisation des sels ainsi que de l’absence de recherches dans le domaine du sel par les sociétés nationales et d’une stratégie claire de gestion des richesses minières. 

Elle a annoncé que le ministère prépare une stratégie claire pour développer le secteur du sel et établir une plus grande coordination entre la recherche scientifique et les investisseurs dans le domaine du sel, relevant l’impératif d’attirer de nouveaux investisseurs expérimentés dans le domaine et de réviser la législation minière dans le but de valoriser les richesses locales. 

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