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Le gonflement de la dette publique : l’héritage merdique du nouveau gouvernement

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Le gonflement de la dette publique : l’héritage merdique du nouveau gouvernement

La Tunisie commencera à partir de 2021 à rembourser 123 crédits, attribués entre 2012 et 2016.

La valeur de cette dette est estimée à 81,725 Milliards de dinars. Les crédits sont répartis entre des subventions pour le budget de l’État accordées par la Banque Mondiale (BM) , le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Africaine de Développement (BAD).

Ainsi des financements pour les programmes et projets issus principalement de la Banque Européenne d’investissement (BEI) , la Banque Africaine de Développement, le Fonds Arabe pour le Développement Économique et Social (FADES) et l’Agence de coopération internationale du Japon.

La majorité de la dette publique est contractée en euro (51,6%), suivie par le dollar (31%) et le yen japonais (11,4%).

Le coût de la dette libellée en devises s’en trouvera renchéri par le glissement actuel du dinar.

Par ailleurs, ce coût (remboursement de la dette + charges d’intérêt) absorbera 60% des recettes fiscales. Désormais, les conséquences sociales seront considérables.

L’absence d’un processus d’assainissement et de rééquilibrage budgétaire ainsi que le ralentissement de la croissance devraient aggraver la situation d’ici 2021.

Et si la croissance ne revient pas assez rapidement, les risques que la Tunisie entre dans un cercle infernal d’endettement sont élevés.

Aujourd’hui, la situation budgétaire appelle des actions audacieuses et courageuses.

L’État doit procéder à un rééchelonnement de la dette publique en attendant que la croissance économique revienne assez rapidement.

Amine BEN GAMRA

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